Biologie

Baleines à bosses : bonnes nouvelles pour l’espèce

Il y a 10 mois

Bien connues et appréciées du grand public, les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae), mesurant environ 13 mètres pour 25 tonnes, ont vu leurs populations diminuer très fortement dans les années 1960 en raison de la chasse commerciale aux cétacés. C’est la raison pour laquelle en 1970, les États-Unis les ont placées sous la protection de leur loi en les classant en « danger d’extinction ».
En 2010, le service de la pêche de la NOAA (national oceanic and atmospheric administration) a lancé un réexamen du statut des baleines à bosse. Pour mieux être étudiée, l’espèce retrouvée pratiquement dans toutes les mers du monde a été séparée en quatorze populations distinctes de par le monde.

Distribution mondiale des différentes populations de baleines à bosse © NOAA

Distribution mondiale des différentes populations de baleines à bosse © NOAA

En 2016, suite à toute une série d’études, 9 populations sur les 14 définies au départ ont été retirées de la liste des espèces en danger, preuve du succès des efforts de sensibilisation et de protection engagés depuis plusieurs décennies dans le monde entier. Comme le précise la NOAA, le moratoire sur la chasse imposé depuis 1982 par la Commission baleinière internationale a eu un rôle majeur dans l’accroissement du nombre d’individus par populations.
Malgré tout 4 populations restent considérées en danger de disparition (Cap Vert, Pacifique nord-ouest, Amérique centrale et mer d’Arabie) et une a été reclassée dans la liste des animaux menacés (Mexique). Sur les 4 populations en danger, 2 passent dans les eaux territoriales américaines à certaines périodes de l’année, notamment pour se nourrir, il en va de même pour la population du Mexique.
Les autorités américaines ont annoncé, le mardi 6 septembre 2016, des mesures réglementaires destinées à accroître la protection de ces deux populations, qui évoluent en permanence dans les eaux américaines au niveau d’Hawaï et en Alaska, et de la population du Mexique qui est aussi susceptible d’y évoluer occasionnellement. Ces mesures portent notamment sur les distances minimales à respecter par les bateaux croisant à proximité de ces cétacés.

Photo en haut de page : © Gilles Diraimondo.

Morgane CONSTANTIN

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