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Le saviez-vous ? 10 infos à connaître sur… le grand requin blanc

Grand requin blanc à Guadalupe.

Grand requin blanc à Guadalupe. © Nicolas Barraqué

Sujet du best-seller Les Dents de la mer de Peter Benchley (et de son adaptation au cinéma par Steven Spielberg), le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) fascine de nombreux plongeurs. Seule espèce du genre Carcharodon, le plus grand requin prédateur se distingue par sa taille impressionnante ainsi que par son allure saisissante, comme le montre la vidéo ci-dessous tournée à l’île Guadalupe au Mexique, l’un des haut lieux dans le monde pour observer l’animal dans son milieu naturel.

Photo ci-dessus : © Nicolas Barraqué

1) Imposant ! Un des plus gros spécimens de grand blanc a été observé en 2013 à Guadalupe, au Mexique. Surnommée Deep Blue, cette femelle de plus de 6 mètres de long et âgée de 50 ans aurait été revue au large d’Oahu à Hawaii en janvier 2019. S’il est le plus grand requin prédateur, le grand blanc n’est pas le plus long : il est en effet largement dépassé par le requin-baleine et le requin-pèlerin (jusqu’à 12 mètres de long)

2) Un ancêtre en Méditerranée : des fossiles de dents retrouvés prouveraient que le requin blanc vivait dans le bassin méditerranéen depuis le Pliocène avec des tailles excédant 6,7 mètres. La dernière étude datant de février 2020 révèle que les requins blancs y sont apparus il y a 3,2 millions d’années et proviennent de populations d’Australie et du Pacifique qui se sont dispersées.

3) Un poisson au sang chaud : appartenant à la famille des Lamnidés, le grand blanc est endothermique : il maintient en permanence sa température corporelle 10°C au-dessus de celle du milieu ambiant.

4) Il nettoie les océans : connu principalement comme prédateur, le requin blanc est en partie nécrophage et peut se nourrir de cadavres de cachalots ou de baleines. Il peut s’abstenir de manger pendant 45 à 90 jours.

5) Une vision redoutable : sa perception dans la pénombre est largement supérieure à celle de l’humain grâce à sa double rétine : une structure miroir derrière la rétine apporte plus de luminosité. Le requin protège ses yeux au moment de l’attaque en les basculant à l’intérieur de ses orbites.

6) Des récepteurs extra-sensoriels : concentrées au niveau de la tête, les ampoules de Lorenzini sont une partie de la ligne latérale modifiée et particulièrement sensible aux champs électriques, aidant ainsi le requin à détecter sa proie par son intensité électrique émise.

7) Pas si solitaire : Le comportement social peut l’emporter sur celui alimentaire lors d’interaction avec d’autres congénères. Lors d’une rencontre entre deux individus, ils nagent côte à côte pendant 30 secondes pour se mesurer l’un à l’autre.

8) Méthodes d’identification : marques blanches et grises sur leur flanc, leurs branchies et leur queue. Également les cicatrices distinctives reçues lors de l’accouplement par les femelles

9) Une espèce en danger : le grand requin blanc fait partie de la liste rouge mondiale des espèces en danger de l’IUCN, catégorisé́ comme « vulnérable ».  La liste européenne le considère comme en « danger critique ». En France, les données sont insuffisantes.

10) Des dents à l’infini : le grand requin blanc perd continuellement ses dents. 4 à 6  rangées de dents en développement peuvent alors les remplacer. Durant sa vie il peut posséder plus de 30 000 dents.

Où le rencontrer ? Le grand requin blanc est visible avec quasi-certitude dans trois pays : en Afrique du Sud (Gansbaii), au Mexique (Guadalupe – vidéo ci-dessous) et en Australie-Méridionale (Port Lincoln). Dans ces différents spots les plongées s’effectuent uniquement en cage.

Lisa Ferré

 

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